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Un nouveau rapport sur les biocarburants vient apporter du grain à moudre aux détracteurs de ces substituts aux produits pétroliers. Dans cette étude réalisée à la demande du Forum International de l’Energie (FIE), les deux auteurs, Claude Mandil (ancien directeur exécutif de l’Agence Internationale de l’Energie) et Adnan Shihab-Eldin (ancien secrétaire général de l’OPEP), se montrent extrêmement critiques vis-à-vis des biocarburants de première génération. Pour eux, un seul d’entre eux est même « acceptable » : l’éthanol produit à partir de canne à sucre au Brésil. Tous les autres actuellement produits « offrent de faibles résultats en matière de gaz à effet de serre [...], à des prix très élevés ou avec des impacts environnementaux inacceptables (par exemple le biogazole issu d’huile de palme) », est-il souligné dans le rapport. Bref, c’est surtout dans le cadre des politiques agricoles que le développement des biocarburants de première génération trouve sa raison d’être. Dans ces conditions, les auteurs appellent à revoir à la baisse les objectifs de production de biocarburants fixés dans de nombreux pays. Des objectifs « qui ne sont certainement pas soutenables à long terme avec la génération actuelle ». Or les agrocarburants de deuxième génération, s’ils semblent plus prometteurs, ne pourront sans doute pas être commercialisés à grande échelle avant au moins dix ans. Et leur développement à grande échelle ne devra pas être envisagé avant d’avoir réalisé de sérieuses études coûts/bénéfices, estiment les auteurs. Commandité lors de la 11ème réunion ministérielle du FIE, à Rome, en 2008, ce rapport a été réalisé en vue de la 12ème rencontre, qui aura lieu à Cancún (Mexique) du 29 au 31 mars prochains.
BIP n°11545
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