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En dévoilant hier ses éléments de stratégie annuelle, BP a déclaré que la poursuite de son programme de restructuration devrait se traduire par des gains supplémentaires de l’ordre de 3 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros) avant impôts par an au cours des trois prochaines années. Dans le secteur très déprimé du raffinage, le groupe rappelle dans un communiqué son engagement « à améliorer la rentabilité sous-jacente de 2 milliards de dollars dans les deux ou trois ans et de faire en sorte que les opérations de raffinage soient rentables, même dans les conditions déprimées que l’industrie a subies en 2009 ». Le raffinage concentrera donc les deux tiers des réductions de coûts et autres économies de fonctionnements (3 G$ en tout d’ici deux à trois ans) visées par le groupe. Avec des raffineries « généralement plus grandes et mieux placées que celles de ses concurrents », les activités de raffinage et de distribution du groupe sont dans une position favorable, a souligné Tony Hayward, le chief executive de BP. Dans l’exploration-production, la Major britannique a produit 4 millions de barils équivalent pétrole par jour (Mbep/j) en 2009, soit une augmentation de 4 % par rapport à 2008. Le rythme de croissance de sa production, ciblé entre 1 et 2 % d’ici à 2015, devrait donc être bien plus modéré dans les cinq prochaines années. BP a ainsi l’intention de démarrer 42 nouveaux projets dans l’amont entre 2010 et 2015, qui devraient représenter 1 Mbep/j d’ici cinq ans, « ce qui fera plus que compenser le déclin des champs qui produisent actuellement », précise le groupe. Parmi ces 42 projets, 24 développements importants seront validés en comité d’investissement d’ici deux ans, assure BP, qui compte se concentrer dans trois domaines où il possède une expertise poussée : la production en eaux très profondes, l’extraction de gaz (incluant le gaz non conventionnel) et la gestion de champs pétroliers géants. Cette dernière expertise pourra notamment être mise à profit pour l’exploitation du champ irakien de Roumaïla (17,7 milliards de barils de réserves), dont BP a obtenu en novembre le droit d’exploitation aux côtés de la compagnie chinoise CNPC. Les réserves du groupe se sont accrues de 7,5 milliards de bep au cours des deux dernières années, soit l’équivalent de cinq années de production, s’est par ailleurs félicité M. Hayward. BP, dont le slogan est “au-delà du pétrole”, s’est engagé à investir dans les énergies à faibles émissions de carbone, dont les fermes éoliennes, les biocarburants, l’énergie solaire, le stockage et la capture de carbone, a-t-il aussi rappelé. Le groupe a investi 1,3 G$ dans ces activités en 2009, ce qui porte à 4 G$ les investissements réalisés depuis 2006, a-t-il précisé.
BIP n°11544
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